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La surconsommation

La surconsommation

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Le Black Friday est passé, Noël également, on est en plein dans la période des soldes d’hiver et pendant ce temps, les hauls se multiplient sur les réseaux. Bien entendu, le milieu équestre ne fait pas exception. La surconsommation est partout.[/vc_column_text][vc_separator color= »custom » style= »dotted » border_width= »10″ el_width= »50″ accent_color= »#623947″][vc_column_text]📸 Grooming Deluxe

Bon, je ne peux pas débarquer comme ça, balancer un article après 7 mois de silence (en dehors de mon traditionnel article de début d’année), comme si de rien était. Je pourrai éventuellement développer un peu plus tard si cela s’avère pertinent mais pour faire court, je me suis perdue. Je me suis éparpillée entre les missions pour mes clients, ma vie et le blog que j’ai encore du mal à mettre en avant dans ma stratégie et que je vois toujours comme un loisir. Ça m’a pris du temps pour remettre de l’ordre dans ma vie, dans ma stratégie et pour poser mes objectifs. Mais me revoilà, et cette fois, je vais faire les choses dans l’ordre.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voulais quand même poser quelques bases. J’ai beaucoup consommé. Dans ma vie de tout les jours et également dans ma vie équestre. Surtout au début. Quelque part, ça me donnait le sentiments d’être une vraie cavalière. Et puis bien sûr, c’était la grande période des skyblogs, des ensembles choco-ciel et le début de cette grande tendance où il fallait à tout prix s’assortir avec son cheval. Et puis, j’ai eu des problèmes financiers (le chômage toussa) et les premières choses que j’ai vendu sont mes affaires d’équitation. Depuis, je n’ai que le minimum. Du moins, ce que je considère comme minimum. J’ai 3 tapis, 1 paire de guêtres fermées, une autre ouvertes, 1 amortisseur, 1 licol… Je ne fais plus des wishlists à rallonge à base d’ensemble tapis/protecs. Je ne vois plus l’intérêt de tout ça. Et je préfère mettre mon argent dans des concours, stages… plutôt que dans des affaires que je vais utiliser 2 fois, qui ne seront plus à la mode dans 6 mois et que je revendrai sur Preppy Sport.

Ceci étant dit…[/vc_column_text][vc_column_text]🔗 Lien[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

L’ambivalence entre les achats compulsifs et la recherche de sens dans sa consommation

[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]A l’heure où je rédige cet article, Roxane de PegaseBuzz a posté plusieurs stories au sujet de Dada Sport, leurs prix et l’origine de fabrication de leur produit. Elle y partage des avis de ses lectrices et finalement, ça rejoint ce que je voulais partager ici. A savoir que l’on se rend compte qu’on est de plus en plus nombreux à chercher du sens dans nos achats, on va s’attarder sur les valeurs d’une marque, les conditions de fabrication de ses produits, les conditions sociales ainsi que les conséquences sur l’environnement.[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]Paradoxalement, on n’a jamais vu autant de hauls sur les réseaux et pour le milieu du cheval, en particulier sur YouTube et Insta.

J’avoue halluciner quand je vois des « sellerie tours » chez certaines ! Elles ont limite plus de tapis que j’ai de culottes (et je ne suis pas sûre d’exagérer tant que ça !). Et chaque tapis a son jeu de protections/bandes et bonnet attitrés. Sans compter bien sûr, sur l’outfit assorti pour la cavalière. C’est flippant ![/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]🔗 Sponso, mode d’emploi – part 1[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]Quel est le but de tout ça ? Un plaisir éphémère de se sentir stylé le temps d’une séance ? De belles photos pour son compte Insta ?

Mais heureusement, on voit émerger de plus en plus de belles initiatives qui montrent que tout n’est pas perdu et qu’on est de plus en plus à se poser des questions. Et j’ai l’impression que cela a été dopé par la crise que nous traversons. Pour beaucoup, ça a été l’occasion d’une remise en question et d’une prise de conscience.[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »4299″ img_size= »full » alignment= »center »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]📸 Copper Light Farm Equestrian

Quand on fait quelques recherches sur la surconsommation au sens large du terme, on peut tomber sur des études récentes qui concluent que de plus en plus de consommateurs sont en recherche de durabilité. Ils sont prêts à payer plus cher mais à condition de le faire pour un produit qui tient dans le temps, qui répond à certaines exigences éthiques. Bon après, on n’est pas encore sur un switch du mode de consommation générale quand on voit les marques de fast-food fashion sortir une nouvelle collection chaque semaine. Mais cet intérêt nouveau pousse de nombreuses marques à accorder une plus grande importance à certains critères, notamment la composition des produits.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

La surconsommation de matériel

[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]On en vient à oublier le principal dans tout ça. Et le cheval ? A-t-il besoin de porter un bonnet ? Parce que si ce n’est pas le cas, pourquoi lui en imposer un ?

Et n’oublions pas que les influenceurs équestres sont suivis par un public très jeune. Quelle image ça donne ? On en arrive au point où notre qualité de cavalier ne se trouve plus dans notre technique équestre, notre capacité à comprendre sa monture, son travail mais dans la marque de son tapis, le montant dépensé dans son matériel et la capacité à assortir tenue du cavalier et tenue du cheval. Triste, non ?[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]Mon tapis effiloché, acheté 30€ sur Private Sport Shop, dit quoi de moi du coup ?

Il est réellement temps d’arrêter d’acheter parce que bidule a un code promo et que ça va me faire faire des économies d’en profiter, en plus il n’est valable que 3 jours (hello marketing d’urgence). Ou encore, il me faut absolument ce tapis parce que je l’ai vu sur truc et machin alors qu’elles ont plus de 30K followers sur Insta et qu’elles montent trop bien vu leurs photos (hey la preuve sociale).[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]🔗 Sponso, mode d’emploi – Part 2[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »4300″ img_size= »medium » alignment= »center »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]C’est peut-être le moment de se demander pourquoi on achète telle ou telle chose. Est-ce que ce matériel est réellement nécessaire à ma pratique ? Est-ce que mon cheval en a besoin ? Ou est-ce que c’est juste pour la hype ou les photos Insta ?[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]📸 Iman Perez

Au départ, à l’époque de l’essor des blogs, notamment beauté, les influenceurs nous permettaient de se faire une idée de tel ou tel produit. On avait un avis objectif, loin des publireportages payés une fortune par la marque dans les magazines. Les avis des influenceurs étaient, en plus, assez construits, avec des détails. Aujourd’hui, ils sont sollicités de toute part, payés par les marques, finalement, il n’y a plus besoin de rentrer dans les détails et en plus, il faut brosser la marque dans le sens du poil. On se retrouve donc avec des « trop mims », « trop beau », « j’adore » et basta.

Il est difficile de trouver d’une recommandation réfléchie de la part des influenceurs, d’avoir un retour objectif et construit sur un produit : comment il tient dans le temps, le confort, l’utilité, le mode d’utilisation et pas juste un trop bien/trop beau.

Après tout, les influenceurs ont pour rôle de nous guider dans nos choix de consommation, ils peuvent donc le faire de façon éthique et responsable et pas juste aveuglement. Il est nécessaire de prendre conscience de la jeunesse de leur public et du fait d’être un vecteur avec un vrai pouvoir de parole pour sensibiliser et éduquer. Devenir influenceur c’est aussi avoir cette responsabilité là. Ce n’est plus juste se montrer, le poids est trop important, la portée trop grande. Les plus jeunes sont les plus sensibles à cette communication, surtout dans le milieu équestre.

Et prenons également nos responsabilités, apprenons à consommer le contenu des réseaux intelligemment (likit est-il si bon que ça ? Ce tapis en satin, aussi joli soit-il, sera-t-il pratique (facile à porté, pas fragile…) ?)

L’achat devient social. Il est devenu un vecteur d’appartenance à travers lequel on se sent exister, on se sent meilleur, plus sûr de soi. Pendant un temps, on achetait certains équipements pour faire comme tel ou tel pro, on prenant exemple. Aujourd’hui, ce sont les influenceurs qui détiennent le monopole et à travers nos achats, on marque notre appartenance à un groupe qui se retrouve derrière la même figure de proue, l’influenceur à tant de followers, qui fait cette discipline, qui a ce niveau, qui représente cette marque plus ou moins côtée. Et on s’imagine que cela détermine notre valeur en tant que cavalier (et très souvent, celle-ci est proportionnelle à la valeur de ses achats).[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

L’équitation de consommation

[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]Je me devais de faire le lien entre la surconsommation de produits et l’équitation de consommation que l’on peut régulièrement observer. Parce que c’est une suite logique finalement. Ça fait plusieurs années que nous sommes matraqués de discours, d’images, de slogans nous montrant que tout est jetable ou remplaçable finalement. Ça s’applique aux vêtements, aux objets de déco et même aux relations humaines, surtout amoureuses. Logique que ça touche notre sport. Combien de fois on a pu voir sur les réseaux qu’un cheval en remplace un autre si ses performances ne sont pas suffisantes ?[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]Sans aller jusque là, la 1ère chose qui m’a fait tiquer c’est le développement de plus en plus de gadgets il y a quelques années. Si certains sont très intéressants et mettent réellement la technologie au service du cheval et de son cavalier (je pense par exemple à Kavale en cas de chute et à Arioneo pour vérifier si la couverture du cheval est adaptée à la température et la météo) d’autres étaient vraiment WTF (coucou horseCom et ses écouteurs pour chevaux).

On ne ressent plus, on n’observe plus, on ne prend plus le temps. Aujourd’hui, je trouve qu’on est sur une équitation qui s’éloigne de plus en plus de l’animal.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]🔗 Jugement et réseaux sociaux[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]J’avoue que cela me choque. Pour moi, si on monte à cheval, c’est justement pour le cheval. Sinon on ferait du vélo. Une attitude symptomatique ce sont les cavaliers de club qui arrivent pile à l’heure ou en retard à leur cours, s’attendant à ce que leur monture soit déjà prête (si en plus on a fait chauffé la selle pour pas qu’ils aient trop froid…). L’impression que cela me laisse est qu’on n’est plus en recherche de la relation avec l’animal, de la progression de la communication que l’on peut avoir avec lui, de l’évolution de sa technique mais juste dans la consommation d’être sur son dos, de dominer un animal d’une demi-tonne.[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »4301″ img_size= »medium » alignment= »center »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]📸 Zuzanna Lupa

Et pourtant, ces consommateurs veulent le beurre et l’argent du beurre. Ils ne veulent plus s’investir émotionnellement ni donner de leur temps mais malgré tout avoir une résultat, progresser, si possible sans échec. Et pour eux, c’est un dû. Quelque chose que, s’ils n’obtiennent pas, vont quitter leur structure pour aller ailleurs. Comme si le problème venait de l’enseignement et pas d’eux et de leur manque d’implication. Bien sûr qu’on a le droit de quitter une structure pour une autre. Mais est-ce que ces raisons sont valables ?

Et c’est là que la crise a eu du positif. On nous a privé de liberté ce qui nous a obligé à revoir les choses essentielles, à se rendre compte de ce qui nous manque, de ce que l’on veut. On a beaucoup entendu parler de ces personnes qui souhaitent quitter la ville pour la campagne, qui souhaitent renouer avec la nature. Ça tombe bien, notre sport s’inscrit complètement dans cette démarche ![/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_gallery type= »image_grid » images= »4304,4303,4302″ img_size= »medium » onclick= »custom_link » custom_links_target= »_blank » custom_links= »#E-8_aHR0cHMlM0ElMkYlMkZ3d3cucGludGVyZXN0LmZyJTJGamFpcG9uZXklMkY= »][vc_separator color= »custom » style= »dotted » border_width= »10″ el_width= »50″ accent_color= »#623947″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Aujourd’hui, je porte un regard beaucoup plus critique sur ce que je vois sur les réseaux, que ça soit de la part des influenceurs comme des marques. Parfois ça m’irrite mais la plupart du temps, je swipe. Bien sûr, il y a encore des choses qui me plaisent ou me font envie. Mais j’y regarde maintenant à 2 fois, code promo ou non. En fonction de mon besoin mais aussi en fonction de certaines exigences que j’ai aujourd’hui. Je vends également beaucoup en seconde main et j’en achète régulièrement. Je ne peux pas toujours me permettre de consommer totalement éthique car, on ne va pas se mentir, cela a un coût. Les pantalons Pangara sont superbes et cochent toutes les cases mais je n’ai pas les moyens de me le permettre. Par contre, je vais moins acheter, me tourner vers des choses basiques que je pourrai faire durer dans le temps et qui ne seront pas un simple caprice. Je prends également soin de mes affaires (certains me considèrent comme maniaque 😂) mais j’aime avoir de belles affaires et je fais en sorte qu’elles me durent le plus longtemps possible. Ce n’est pas parfait mais c’est un début d’évolution et de progression, un premier pas.[/vc_column_text][vc_column_text]

Les initiatives à creuser :

  • Horse Dressing : qui propose la location de matériel d’équitation. L’idéal pour avoir le matériel de ses rêves le temps d’un shooting ou même pour se faire plaisir sans la culpabilité d’avoir d épenser quelque chose qui moisira dans le fond d’un placard
  • Recycl’Horse : qui propose de recycler vos vieux textiles
  • Pangara : de l’équipement éco-responsable et made in France
  • Tacante : du matériel éco-responsable et made in France
  • Horse Pilot : qui propose un service de réparation afin que l’on garde le plus longtemps possible leur équipement
  • Halter Planet : du matériel utile, à la conception responsable en respect du bien-être des chevaux

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Sources et lectures complémentaires:

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Contenu sponso, partenariat… Mode d’emploi – Part 2

Contenu sponso, partenariat… Mode d’emploi – Part 2

[vc_row][vc_column][vc_column_text]J’ai déjà abordé ce sujet dans un précédent article. Le sujet du développement du digital, notamment de la communication dans notre filière me passionne. Création de contenu, émergence des influenceurs, développement du marketing d’influence, il y a tellement à faire et à dire ![/vc_column_text][vc_separator color= »custom » style= »dotted » border_width= »10″ el_width= »50″ accent_color= »#623947″][vc_column_text]📸 Andy Chansel by Marie Sapin

Dans ce précédent article, même si j’ai abordé des sujets très généraux, il était quand même majoritairement destiné aux influenceurs. Dans celui-ci, je voudrais aborder l’aspect des entreprises et des marques.[/vc_column_text][vc_column_text]🔗 Contenu sponso, partenariat… Mode d’emploi – part 1[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

Ces nouveaux métiers

[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]Je pense qu’un rappel s’impose. Ces dernières années, et je trouve que les choses se sont accélérées ces derniers mois, les influenceurs sont sortis de leur chambre. Et on se retrouve face à un vrai métier, aussi nouveau et difficilement définissable, c’est un métier. Un métier qui nécessite du travail, du matériel, du temps. Et « tout travail mérite salaire« . Et ça, ça n’est pas toujours facile à comprendre/faire comprendre. Si c’est quelque chose qui commence à rentrer dans les mœurs dans d’autres domaines, dans notre filière, c’est un peu plus compliqué.[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2 »][vc_column_text]Mais ce n’est pas le seul souci de l’influence, cet aspect réfractaire concerne tout ce qui touche au digital. Notre filière est encore très « vieille école » et certaines évolutions ont encore du mal à passer. Heureusement, beaucoup de choses ont commencé à évoluer dans le bon sens. De nouvelles marques, de jeunes entreprises donnent le LA et les plus anciens ne vont pas avoir le choix que de suivre le rythme.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]🔗 Monde équestre et Marketing d’influence[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]La situation actuelle avec les différents confinements ne fait qu’accélérer tout ça. On ne peut plus se rencontrer, plus de salon, plus de concours et du coup, le traditionnel bouche-à-oreille ne fonctionne pas. Le seul moyen de créer et entretenir le lien se trouve à travers un écran. D’autres secteurs l’ont bien compris, les dépenses de marketing digital en juin sont de 2 % inférieures à celles de février (niveau d’avant période de confinement) et les secteurs durement touchés par la crise réinvestissent dans le digital en sortie de confinement (source ColombusConsulting).[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_single_image image= »4015″ img_size= »full » alignment= »center »][/vc_column_inner][vc_column_inner][vc_column_text]Une marque a tout intérêt à passer par une campagne d’influence, moins onéreuse que la communication classique et un retour sur investissement plus facilement mesurable.

Une petite définition, ça ne fait jamais de mal : Le marketing d’influence ou influence marketing en anglais, est l’ensemble des techniques qui tendent à user de la force de recommandation ou de prescription des influenceurs. C’est donc en quelque sorte, la capacité de créer des prescripteurs ou des ambassadeurs pour sa marque.

Les choses ont commencé il y a plus longtemps que l’on ne le pense, à l’époque du boom des blogs et des premiers envois presse. Les choses ont bien entendu pris de l’ampleur avec les réseaux sociaux qui sont devenus un vecteur de choix pour les entreprises dans l’influence et on arrive au succès qu’on lui connaît aujourd’hui. Le marketing d’influence est ainsi devenu indispensable dans une stratégie de communication.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

Que fait concrètement un influenceur ?

[/vc_column_text][vc_column_text]Un influenceur crée du contenu pour un annonceur. Le contenu créé dépend souvent du type de collaboration entre l’influenceur et l’annonceur, si c’est du one shot ou du plus long terme, si l’influenceur devient ambassadeur de la marque par exemple. Ça va également dépendre du type de contenu demandé, si on est du contenu dédié ou non par exemple.

Si on ne prend pas en compte la question de salaire, que retire l’influenceur ? Pour les marques, cela leur permet d’augmenter leur visibilité mais également d’asseoir une certaine légitimité selon les cas. Et l’influenceur obtient un produit gratuit ? Alors oui, le coût du produit en question peut être plutôt conséquent mais malheureusement, on ne paye pas de matériel ni un loyer avec un tapis Cavaleria Toscana.[/vc_column_text][vc_column_text]

Les avantages du marketing d’influence

[/vc_column_text][vc_column_text]Le premier avantage auquel on peut penser, c’est l’avantage économique. Avoir recours à un influenceur est bien moins coûteux qu’une communication classique. Et en plus, bien plus adapté au fonctionnement de notre société actuelle. De plus le retour sur investissement est plus facilement mesurable qu’une campagne print par exemple. Comment peut-on calculer les ventes qui seraient issues d’une publicité placée au milieu d’un magazine ou, dans notre cas, d’une bannière sur un concours (enfin quand on pourra ressortir bien sûr !) ?[/vc_column_text][vc_column_text]🔗 La surconsommation[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

Quelques règles pour les entreprises et les marques

[/vc_column_text][vc_column_text]Pour les entreprises, l’influence s’est très vite révélée être un excellent levier de visibilité, de promotion et donc de vente.

Règle 1 : accepter qu’il s’agisse un métier et rémunérer ses influenceurs, prévoir un budget pour sa communication digitale. On n’est plus sur l’influenceur qui se filme avec son smartphone dans sa chambre et qui se dépatouille avec des logiciels gratuits. Aujourd’hui, il a investi dans du matériel onéreux pour offrir du contenu de qualité. Il est suivi par de nombreuses personnes et cette audience a de la valeur parce qu’elle va générer des leads pour la société qui fait appel à lui. Lui offrir un produit gratuit ne suffit plus !

Règle 2 : bien choisir son influenceur. On est dans un secteur particulièrement niché donc forcément, on n’a pas un choix illimité. Cependant, ils ont tous leurs particularités, notamment sur les caractéristiques de leur audience (âge, géographie, pratique équestre…). Ne vous limitez pas au nombre de followers. Ça ne définit pas l’activité et l’engagement de cette audience. Il existe de très bons outils sur internet qui permettent justement d’analyser l’audience des influenceurs. Tous les influenceurs ne seront pas forcément efficaces en fonction de l’action. Il est nécessaire de faire la différence entre les différents supports (durée de vie du contenu, type, personas…)

Règle 3 : bien encadrer sa campagne d’influence et définir ses objectifs pour éviter tout malentendu. Le brief est essentiel mais n’oubliez pas de laisser à l’influenceur sa liberté de création. Les campagnes massives où tous les influenceurs répètent la même chose sont repérées à des km ! Et vous perdez tous les bénéfices de la campagne parce que personne ne prendra l’influenceur au sérieux.

Règle 4 : les influenceurs, comme les community ou social media managers au passage, ne sont pas assujettis à une obligation de résultat. Ce ne sont pas des commerciaux. Vous ne pouvez pas les blâmer si les résultats ne sont pas à la hauteur ou les punir en faisant des coupes sur la rémunération que vous leur versez. Cependant, des précieuses leçons peuvent être tirées : vos objectifs étaient-ils réalisables ? Avez-vous choisi les bons influenceurs ? Qu’est-ce qui pourra être amélioré à l’occasion de votre prochaine campagne ?[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_gallery type= »image_grid » images= »4020,4021,4022″ img_size= »medium » onclick= »custom_link » custom_links_target= »_blank » custom_links= »#E-8_aHR0cHMlM0ElMkYlMkZ3d3cucGludGVyZXN0LmZyJTJGamFpcG9uZXklMkY= »][vc_separator color= »custom » style= »dotted » border_width= »10″ el_width= »50″ accent_color= »#623947″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Comme de nombreuses entreprises se sont retrouvées un peu dépassées par l’ampleur de la chose (et que certains ont senti le bon filon, il ne faut pas se mentir), on a vu se développer de nombreuses agences qui se sont spécialisées dans l’influence et qui se chargent de faire le lien entre la marque et l’influenceur. Elle pilote de A à Z la campagne et permet à l’entreprise d’être plus sereine grâce à leur connaissance du milieu et des spécificités des réseaux sociaux.

Notre filière ayant un fonctionnement, un public et en langage bien spécifique et surtout étant émergente dans le domaine, une agence lambda pourrait bien vite se retrouver perdue dans tout ça. Mais il y a des belles initiatives qui se développent, je pense notamment à l’agence Tag@Da qui est justement la 1ère agence d’influence spécialisée dans la filière équestre.[/vc_column_text][vc_column_text]L’influence a des frontières encore assez floues et ça, quel que soit le domaine. Les choses évoluent extrêmement vite, d’autant plus avec la crise sanitaire que nous traversons, le digital étant devenu un support privilégié quand tous les autres nous ont été retirés. On est tous d’accord pour dire que notre filière est en retard dans le sujet. Cependant, on ne peut nier que ces derniers mois, il y a eu de nombreux progrès. Bien sûr, il reste encore un peu de travail. Et j’essaie, à mon niveau, d’apporter ma pierre à l’édifice en partageant ici conseils et astuces sur ces sujets.

Il va falloir apprendre à faire avec ces nouveaux métiers et surtout en tirer parti.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

RÉSEAUX SOCIAUX : JUGEMENT ET PRESSION

RÉSEAUX SOCIAUX : JUGEMENT ET PRESSION

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Entre les critiques, la pression et les jugements des uns et les regards qui en disent long des autres, ça peut vite devenir pesant. C’est d’autant plus flagrant avec l’évolution des réseaux sociaux.[/vc_column_text][vc_separator color= »custom » style= »dotted » border_width= »10″ el_width= »50″ accent_color= »#623947″][vc_column_text]📸 Nina Mallawaey by Ahmed Al Maawali

On va être honnête, avec le monde du cheval, on ne gravite pas dans le milieu le plus bienveillant du monde (c’est peut-être pareil ailleurs, remarque).

Ca faisait un moment que j’avais l’idée de cet article. Pour plusieurs raisons, des articles que j’ai lu, des situations que j’ai vécu ou dont j’ai été témoin. Mais une chose m’a motivé à me lancer sur le sujet, Danielle Goldstein et les injures dont elle a été victime.

[/vc_column_text][vc_column_text]🔗 à lire Quand le monde des poneys envahit les réseaux sociaux[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

DANIELLE GOLDSTEIN

[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]

Cavalière israélienne de haut niveau, Danielle a un style bien à elle qu’elle assume franchement. Au départ des couleurs de cheveux flashy puis quelques plumes, aujourd’hui une véritable crinière de plumes.

[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]Perso, je suis fan tant d’un point de vue esthétique que de la symbolique. Elle est elle-même, elle s’assume et elle rayonne. Quand j’ai vu le buzz autour de cette histoire, je n’ai pas compris. Je ne comprends toujours pas d’ailleurs. En quoi quelques plumes dérangent les gens ?[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]

Elle est cavalière, quel est le rapport avec sa coiffure ? Ca ne change pas sa relation avec ses chevaux, ça n’influe aucunement sur son équitation. Alors quel est le problème ?

Bien entendu, il n’y a pas que ça. Quand on creuse un peu sur les réseaux, qu’on s’attarde sur les commentaires, notamment ceux des posts des comptes au plus grand nombre de followers, ce n’est pas très beau à voir…

Bref, tout ça pour dire que ce sujet a été le déclencheur. De par mon métier, je suis très curieuse à ce qui touche aux réseaux sociaux et je commençais à creuser sur le sujet. Un sujet qui faisait étrangement écho en moi, même si je n’avais pas encore mis de mots dessus. Force est de constater qu’on peut trouver de nombreux témoignages sur la pression que représente les réseaux, surtout dans notre milieu ![/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]https://www.instagram.com/p/CAacVuLp26r/?utm_source=ig_embed[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

LES RÉSEAUX SOCIAUX

[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]

Le constat que je fais :

TROP DE SIMILITUDES

J’ai l’impression, ces derniers temps, de voir toujours les mêmes choses. Des très jolies photos, professionnelles, retouchées. Des pauses étudiées. Alors c’est très beau mais c’est aussi un peu trop lisse. Et ce côté un peu trop parfait, outre le fait de ne pas coller à la réalité de notre passion (pleine de paille, de crottins et de pas mal de fails, il faut l’avouer), a tendance à faire culpabiliser, à faire complexer.

On est face à une standardisation de l’équitation sur les réseaux sociaux. Autant d’un point de vue « lifestyle » (tenues, matériel..) que de la pratique.

[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]

PAS ASSEZ DE BIENVEILLANCE

J’ai l’impression que tout est tout noir ou tout blanc. D’un côté, les afficionados du sport et de la compet et de l’autre les fervants défendeurs du bien-être du cheval.

Et là, on se retrouve face à un combat de boxe : les pro-fers contre les anti-fers, les mors contre les ennasures, les disciplines « classiques » contre l’équitation éthologique. Comme si, on ne pouvait pas un peu piocher chez les uns et les autres, mixer, tester, nuancer…[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

LA PRESSION DU TROP-PARFAIT

[/vc_column_text][vc_column_text]

Ce n’est pas mal de passer une mauvaise séance, d’avoir été énervé par un truc vu sur insta ou de pas apprécier telle ou telle pratique. Bien sûr qu’on ne sera jamais tous d’accord. Mais c’est aussi ça qu’on recherche au départ, même si on l’a oublié, le partageEchanger avec des personnes qui n’ont pas le même point de vue que nous, apprendre de l’expérience des autres.

[/vc_column_text][vc_column_text]🔗 La surconsommation[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]

Il y a quelques temps de ça, lorsque j’avais mis à plat mes objectifs pour l’année 2018, j’avais souligné quelque chose d’assez représentatif de la situation. Même si cela partait d’un constat vis à vis du blog, c’est finalement applicable à la pratique équestre. En effet, j’avais ressenti un certain mal-être dû à une comparaison par rapport au Youtube équestre. Cela avait entraîné une grosse remise en question et pour la première fois, j’avais envisagé de fermer ce blog.

[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]La question était : qu’est-ce que je fais là ? Après tout, d’autres sont meilleurs que moi, ont plus de succès que moi… A cheval, avec l’évolution des réseaux, c’est pareil. Celui-là a de plus belles photos que moi, celui-ci est propriétaire et fait des plus grosses épreuves que moi alors qu’il monte depuis moins longtemps. Bref, c’est sans fin ! Alors que ce n’est pas comparable ! Sans compter que les réseaux ne sont pas représentatifs de la vraie vie.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_gallery type= »image_grid » images= »3807,3808,3809″ img_size= »medium » onclick= »custom_link » custom_links_target= »_blank » custom_links= »#E-8_aHR0cHMlM0ElMkYlMkZ3d3cucGludGVyZXN0LmZyJTJGamFpcG9uZXklMkY= »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

Alors bien sûr, c’est normal de vouloir trouver sur les réseaux du beau, du « qui fait rêver » mais le marketing a eu cet effet pervers de nous encourager à n’offrir que ça, encourager le paraître, le parfait au détriment d’autres valeurs pour l’appât du gain et de la « célébrité ».

Mais à ne voir que ça, cette perfection finit par nous mettre la pression, nous faire nous sentir petit, nul et entretient un manque de confiance en soi déjà très présent.

Est-ce que tu t’es déjà retrouvé à hésiter à poster une photo, une vidéo, une story ? Ou pire à ne pas la poster du tout ?

[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]

Les raisons peuvent diverses. Des plus futiles comme ce complexe de ne pas être à la hauteur parce qu’on n’a pas le dernier tapis Kentucky (Mais si ! Tu sais, le Velvet vert sapin !), parce qu’on n’a pas la doudoune Pénélope ou que notre monture n’est pas assez photogénique (ça paraît aberrant mais je suis sûre que c’est déjà arrivé!). A d’autres, plus inquiétantes, comme la peur de la critique, du jugement. Oui, ça m’est déjà arrivé de ne pas poster une vidéo parce que je n’avais pas envie d’avoir de réflexion parce que je monte en pelham et qu’il arrive que je fasse des fautes de main.

[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/2″][vc_column_text]On a fini par arrêter de monter pour soi, par passion, de s’intéresser au cheval, par amour. On le fait maintenant pour les autres, des anonymes, qu’on ne rencontrera jamais, qui n’ont une voix qu’à travers un écran. On se justifie, on se surpasse, non plus pour le sport, le loisir, la passion mais pour montrer qu’on est meilleur que les autres. Tout cela sous la pression de diverses modes : par exemple l’équitation « positive ». On voit fleurir des gourous sur les réseaux (un peu comme ceux qui prônent la miracle morning, la méditation… dans un contexte plus lifestyle). Leur discours peut être, voulu ou non, moralisateur si on ne pratique l’équitation comme eux, si on fait de la compétition, qu’on met un mors ou qu’on ne pratique pas le R+ : culpabilisation d’aimer faire du sport avec son cheval? Incompatibilité bien-être et sport ?[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

LE JUGEMENT ET LES CRITIQUES FACILES

[/vc_column_text][vc_column_text]

Peut-on dire que la communauté équestre est bienveillante ? Tolérante ? Respectueuse ? Si vous avez déjà traîner en bord de piste, j’ai une petite idée de votre réponse à cette question.

Le monde équestre est sévère. Est-ce à cause de l’histoire ancestrale ? De la tradition française, militaire ? Toujours est-il qu’on a peu droit à l’erreur de manière globale et que l’on doit tendre vers la perfection. Ajoutons à ça les réseaux sociaux et on obtient un cocktail détonnant !

Eh bien quelque part, j’ai l’impression que les réseaux, en particulier Insta, c’est un peu devenu le condensé de ce qu’on trouve en bord de piste. Tout le monde a un avis sur tout le monde, sauf qu’il se croit libre de le dire n’importe comment, sous prétexte qu’on est derrière un écran.

Est-ce que s’exposer sur internet (quelque soit le support) = demander un avis ?

Que ce soit le cas ou non, on n’y échappe pas. Je me souviens de la première fois où ça m’a tant marqué. Ce n’était même pas moi qui étais visée. C’était à l’époque des skyblogs, quand Cassandre (Rêve Compulsif) a décidé de vendre sa ponette Ultra. Je me souviens encore avoir été atterrée par la violence des commentaires. C’est sa ponette, elle prend la décision qui lui paraît le plus juste (et on a vu à quel point ça lui a crevé le coeur de prendre cette décision) mais parce qu’elle a décidé de partager son aventure sur le net, elle doit accepter les avis des uns et des autres ?

Et en parlant de cette époque, est-ce qu’on parle des skyblogs puis des pages Facebook sur lesquels étaient partagées le photos de cavaliers lambdas et tout le monde se permettaient de donner un avis, se prenant pour un coach du dimanche ?

[/vc_column_text][vc_column_text]https://www.instagram.com/p/CElnSE2Bhkv/[/vc_column_text][vc_column_text]

Je trouve ce post de Canter and Coffee très vrai. Il s’inscrit parfaitement dans cet article et dans le message que je souhaite faire passer.

Bien sûr qu’on a tous un avis, qu’on émet naturellement une opinion en son for intérieur. C’est humain. Mais il ne faut que notre jugement devienne parole d’évangile, qu’on devienne obtus à toute autre façon de faire, à toute autre vision que la nôtre. Et surtout, il ne faut pas condamner ou complexer en une photo.

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

POURQUOI VA-T-ON SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX ?

[/vc_column_text][vc_column_text]

Au départ, c’était le partagel’instantanée (en tout cas, pour Insta), l’authenticité. Il n’y avait pas encore tout l’enrobage marketing, le système de l’influence et encore moins la possibilité de gagner quelques euros en postant une photo.

Aujourd’hui, les marques ont bien compris le pouvoir de prescription de tous ces profils mais on se retrouve maintenant bien trop souvent face à des « influenceurs » qui acceptent tout et n’importe quoi tant qu’il y a une contrepartie (et je parle là de façon générale, pas seulement dans le milieu équestre). Du coup, tout est calculé et tous les coups sont permis (je ne rentrerai pas dans l’achat de followers, les groupes de « soutien » entre influenceurs pour liker les posts des uns et des autres, les bots et autres magouilles, mais on vous voit !).

Et donc, on se retrouve face à ceux qui ont su tirer leur épingles du jeu et ceux qui courent après la notoriété.

Mais est-ce que les influenceurs ont conscience du pouvoir et de la responsabilité qu’ils ont ? Dans le milieu équestre, les communauté des influenceurs sont souvent très jeunes. Ils sont donc en train de construire leur esprit critique, de modeler leur opinion sur tel ou tel sujet. Beaucoup n’auront pas encore le recul nécessaire d’analyser le contenu qu’ils consomment et le prennent donc pour parole d’évangile. Un terrain propice pour après critiquer quelqu’un qui ne fait pas comme leur influenceur préféré.

MOINS DE PRESSION

Les influenceuses body positives ne cessent de le répéter : on peut faire ce qu’on veut à une photo. Tout est une question d’angle, de posture, de lumière, de moment. Pour vous, qu’est-ce qu’un bon cavalier ? Un cavalier qui fait sans faute en concours ? Qui gagne ? Qui a appris à son cheval à se cabrer ? Qui travaille chaque jour sans relâche, en répétant ses gammes ? Qui observe et écoute son cheval ? Quelques soient vos critères, pensez-vous qu’ils peuvent être résumer en une seule photo ?

📌 Souvenons-nous qu’un post ne reflète pas toute une vie. On n’a pas le pourquoi du comment, le vécu… de tel ou tel choix, de telle ou telle action.

📌 Cessons cette recherche perpétuelle d’approbation populaire.

📌 Arrêtons de culpabiliser de ne rien avoir posté, de ne pas avoir fait de story en allant monter, d’avoir juste profité du moment.

📌 Nuançons. Il n’y a pas qu’une vérité, qu’une façon de voir/faire les choses.

📌 Quand on commente un post / article / vidéo, pensons à la suggestion plutôt que l’injonction.

📌 Arrêtons de regarder ce qui ne nous plaît pas, nous fait du mal, nous révolte pour nous concentrer ce qui nous inspire et nous fait plaisir.


[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_separator color= »custom » style= »dotted » border_width= »10″ accent_color= »#623947″][vc_column_text]

SOURCES ET LECTURES COMPLÉMENTAIRES :

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J’espère avoir réussi à être claire et compréhensive. J’ai mis très longtemps à écrire cet article tellement j’avais d’idées et de réflexions à partager sur le sujet. Et j’aurai pu continuer encore longtemps !

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N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me partager votre expérience sur les réseaux et n’hésitez pas à partager cet article si tu connais quelqu’un qui vit ce genre de situation.

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Contenu sponso, partenariat… Mode d’emploi – Part 1

Contenu sponso, partenariat… Mode d’emploi – Part 1

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Comme vous le savez sûrement, le sujet de la communication digitale et du marketing me passionne. Ca fait un moment que je souhaite faire le pont entre ces sujets et le domaine équestre. Me voilà donc aujourd’hui pour traiter d’un sujet qui peut paraître tabou, les contenus sponsorisés et autres partenariats dans le monde équestre.

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📸 Heelsdown

Disclaimer : le but de cet article, comme de tous ceux que je rédige sur ces sujets, n'a pas pour but de jeter des pierres à tel ou tel influenceur ou telle ou telle marque.

De manière générale, on a pu observer un ras le bol général du contenu sponso quelque soit le domaine. Et en ce qui concerne notre milieu bien particulier, un certain retard.

Je ne me positionne pas non plus comme une experte. C’est un domaine que je connais mais je ne cherche pas ici à faire la leçon ou à prêcher parole divine. Je pense surtout que beaucoup d’erreurs et d’incompréhension ont lieu par méconnaissance.

Avant de commencer, je voudrai revenir sur certains termes afin qu’on soit bien d’accord de ce dont on parle.

Influenceur : personne physique, ayant acquis une communauté plus ou moins importante, le tout dans divers domaines, autant qu’il existe de passions.

Contenu sponsorisé / partenariat / placement de produit : à la demande d’une marque et de façon rémunérée, l’influenceur devra créer un contenu digital afin de mettre en avant un produit. C’est de la publicité.

Collaboration : échange de bons procédés entre 2 personnes. Cet échange est sans rémunération, les produits sont reçus gratuitement afin de les tester dans le but de créer un contenu digital par la suite.

Partenaire : l’influenceur est payé mensuellement pour X contenus par mois. Il s’agit de l’équivalent à ce que l’on peut retrouver dans le monde du sport où les sportifs doivent représenter une marque lors d’évènements définis.

Lien/code affilié : ils sont trackés via les cookies. Lorsque vous cliquez dessus ou passez commande, une partie des revenus reviendront aux influenceurs.

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🔗 à lire : monde équestre et marketing d’influence

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Le contexte

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Tout d’abord, je voudrai revenir sur ce « ras le bol ». Pourquoi les placements de produits sont devenus si mal vu ?

Je pense qu’on a tous fait une overdose. Quand les marques et les agences ont compris la valeur du filon du marketing d’influence, c’est parti dans tous les sens. De leur côté, les influenceurs se sont sentis valorisés et ont surfé sur la vague, soit par enthousiasme d’avoir des produits offerts et pouvoir varier leur contenu soit par appât du gain. Résultat, nos feeds se sont retrouvés envahis par les mêmes produits, plus ou moins bien amenés, les mêmes discours…

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A force, ça fait fake. On ne sait plus qui ont croire. Certains discours étaient parfois tellement élogieux par la marque que ça sonnait faux.

A l’époque de l’âge d’or des blogs, notamment les blogs beauté que j’ai beaucoup consommé, on voyait les bloggueuses comme des conseillères fiables. Exit les pages de pubs dans les magazines féminins, on avait accès à un vrai avis. Une personne à laquelle on pouvait s’identifier qui partageait ce qu’elle pensait de telle crème ou de tel sérum.

[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner][vc_single_image image= »3976″ img_size= »full » add_caption= »yes » alignment= »center » onclick= »custom_link » img_link_target= »_blank » link= »https://www.archercreative.net.au/how-to-get-your-horse-business-into-the-press/ »][vc_column_text]

Et puis les choses se sont emballées. Les créateurs de contenus sont « sortis de leur chambre ». Ils ont professionnalisé leurs contenus, le matériel dont ils avaient besoin a upgradé, les marques et les agences ont senti l’impact qu’ils avaient sur les consommateurs et ont cherché à s’en servir.

De nouveaux métiers ont été créés. L’équation était gagnante ! Les marques ont trouvé comment rebooster leurs ventes, à séduire un plus large public et les créateurs de contenus avaient un moyen de se rémunérer pour le travail effectué, un moyen de vivre de leur passion.

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Dérives

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Quand commence le business ?

Quand s’arrête la sincérité ?

Qu’en est-il de la légitimité ?

Alors bien sûr, les dérives que l’on peut observer dans des domaines tels que le lifestyle ou la beauté à ce qu’il se passe dans le milieu équestre. Comme je l’ai mentionné, nous sommes extrêmement en retard dans le domaine. Cependant, les choses bougent vite. Les marques ont mis en place beaucoup de choses justement pour rattraper ce retard (je pense aux campagnes ambassadeurs lancées par certaines marques notamment). Mais justement, je souhaite pointer du doigt les travers dans lesquels il est facile de tomber. Surtout qu’à vouloir aller trop vite, on fait d’autant plus vite certaines erreurs.

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Oserai-je toucher un mot sur les placements de produit des candidats de TV Réalité ?

Même si le parallèle semble tiré par les cheveux avec le milieu équestre, je pense qu’il est bon de pointer ce sujet qui est symptomatique de la situation. Les candidats de TV Réalité ont usé et abusé du filon du marketing d’influence. Sauf que c’est devenu trop. Des placements de produits à chaque post/story, des briefs de marque copiés/collés sans aucune personnalisation et surtout un grand manque de crédibilité. Difficile de prendre au sérieux une femme enceinte qui fait la promo de gélules minceur, une personne qui vante les bienfaits de produits blanchissants pour les dents alors qu’elle porte des facette… Des exemples, il y en a à la pelle.

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A force, les gens commencent à tiquer et finissent par se plaindre de ces placements à outrance, du manque d’authenticité et de transparence. Ils n’arrivent plus à s’identifier, ni à prendre au sérieux leur avis.

Et puis, bien sûr, il y a la jalousie. A force de montrer un mode de vie à l’apparence parfaite, une abondance d’objets consommés… Forcément, ça fait envie. Récemment, beaucoup de créateurs de contenus ont commencé à se plaindre de leur mode de vie. Sauf que pour leurs followers se fut la goutte de trop. Comment peuvent-ils se plaindre d’avoir tout ce qu’ils veulent gratuitement, de voyager… Outre la question de ces nouveaux métiers qui a encore du mal à être intégrée, comment peuvent-ils se plaindre d’un travail qui est loin d’être pénible. Après tout, ils ne sont pas l’usine !

On se retrouve finalement dans un climat de suspicion permanente. Alors que d’une part, une marque ne peut pas survivre sans publicité et un créateur de contenus ne peut plus, à l’heure actuelle, continuer à produire à ce rythme et à ce niveau sans une rémunération.

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Quelques règles pour les influenceurs

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Attention, encore une fois, je rappelle que je ne suis pas une experte. Je partage là le fruit de mes recherches et de mes réflexions. J’ai pu faire le constat que même si on progresse vite, le milieu équestre est extrêmement en retard dans le domaine du marketing et de la communication.

Règle 1 : que le choix du placement de produit/collaboration avec la marque soit en accord avec sa ligne éditoriale. Les abonnés font confiance aux influenceurs qu’ils suivent, attention à ne pas trahir cette confiance.

  • Vérifier la marque (l’origine des produits, l’image, les valeurs…)
  • Savoir de quoi on parle (avoir réellement tester le produits, élargir son vocabulaire pour éviter la multiplication des « trop beau », « pratique », « mignon »)

Règle 2 : ne pas en faire trop. Si chaque publication, post, vidéo, story… contient un placement de produit, les followers se lassent. Et si finalement l’influenceur faisait ça par appât du gain et non pas par passion ? On est d’accord que dans notre domaine, on en n’est pas encore à l’appât du gain. Mais je pense que beaucoup sont emportés par l’enthousiasme et la reconnaissance qu’offrent des produits envoyés gratuitement.

  • Ne pas oublier de continuer à offrir du contenu spontané
  • Ne pas survendre un produit

Règle 3 : bien choisir ses partenariats. Oui, au début, on est grisé quand les premières marques commencent à s’intéresser à nous, à nous promettre des produits gratuits. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut tout accepter ! J’ai déjà vu des vidéos unboxing d’une marque où le/a youtuber/euse présente les articles d’une nouvelle sellerie mais n’en a plus jamais reparlé par la suite ! 

  • Le partenariat ne doit pas changer du contenu proposé habituellement
  • Faire les choses par passion

Règle 4 : Avoir conscience de l’âge de son public. Ce dernier point est extrêmement important dans le contexte équestre à mes yeux. Quand on voit les comptes Instagram et les chaînes Youtube, qu’on s’attarde un peu dans les commentaires, on se rend compte que la communauté de ces influenceurs est extrêmement jeune. Ce entraîne, qu’on le veuille ou non, une certaine responsabilité auprès de sa communauté (comme ne pas leur faire dépenser des milles et des cents n’importe comment pour n’importe quoi).

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_gallery type= »image_grid » images= »3978,3979,3980″ img_size= »medium » onclick= »custom_link » custom_links_target= »_blank » custom_links= »#E-8_aHR0cHMlM0ElMkYlMkZ3d3cucGludGVyZXN0LmZyJTJGamFpcG9uZXklMkY= »][vc_column_text]

Ne vous bradez pas !

Les youtubers/blogueurs/instagrammeurs aujourd’hui vivent principalement de contenu sponsorisé. Si Youtube, par exemple, rémunère ses vidéastes, ce n’est généralement pas suffisant pour en vivre (sauf passé un certain cap, cf Enjoyphoenix).

Petit rappel, on consomme le contenu gratuitement, que ça soit sur Youtube, Instagram ou autre. Par contre, créer du contenu est payant. Que ça soit pour le matériel (ordinateur, connexion internet, nom de domaine pour les blogs, appareil photo…) comme pour le coeur du contenu (achat de certains produits, voyages…). Ainsi, pour les créateurs, la sponsorisation permet de monétiser leur contenu. C’est donc une façon de se rémunérer pour le travail fourni.

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Les créateurs de contenu doivent prendre conscience de leur valeur et de la valeur du travail fourni. Il ne faut pas oublier que si les marques les contactent c’est parce qu’ils ont parfaitement conscience de cette valeur, notamment de par leur capacité de prescription. Les marques payaient pour avoir une page dans un magazine alors pourquoi ne paieraient elles pas pour une apparition dans une vidéo ?

Tout travail mérite salaire. Pour beaucoup, c’est une activité secondaire, surtout dans le milieu du cheval. Mais cela ne justifie pas de se solder.

Alors, bien sûr, il faut s’adapter. On n’aura pas la même exigence pour une marque qui se lance que pour une entreprise bien installée depuis plusieurs années. Et après, il faut prendre en compte du temps de travail, de la notoriété du créateur, de la promotion sur les réseaux (ads) et sur le temps de visibilité (un article de blog ou une vidéo a une durée de vie bien plus longue qu’un post Insta ou Facebook et les stories sont bien entendues éphémères).

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Pour aller plus loin

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Je serai curieuse de connaître votre avis sur la question. Que pensez-vous des placements de produits ? De ces nouveaux métiers qui ont émergés ?

Si vous l’avez raté, j’avais déjà écrit un article sur le sujet des influenceurs équestres ICI.

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