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Métier-passion : travailler dans le milieu du cheval ?

C’est la question que je me suis souvent posée ces dernières années. Il existe une multitude de métiers dans le milieu du cheval mais faire le choix d’un tel métier n’est pas anodin.

Je me suis retrouvée au chômage. Plusieurs fois. Je ne regrette pas mes différents emplois. Ca ne me plaisait pas. J’ai fait mes études par défaut (c’est pas la meilleure idée que j’ai eu). Mais ça m’a fait prendre conscience d’une chose. Même pour un bon salaire, je ne suis pas capable de faire un travail que je n’aime pas.

S’il y a une chose qui m’a toujours porté, c’est la passion. C’est comme ça que j’ai créé mon métier en regroupant plusieurs de mes passions et que j’ai trouvé le moyen de travailler dans le milieu équestre.

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie« . – Confucius

J’ai commencé à monter assez tardivement, à 21 ans. Et à partir de ce moment-là, c’est comme si mon but était de rattraper toutes ces années de frustration. Et il faut savoir que je suis assez « extrêmiste » comme personne et quand je fais un truc, je m’investis à fond. Déjà au début (j’étais à la fac), j’ai réfléchi à abandonner la licence que je suivais à l’époque pour me lancer dans des études d’osteo équin.

Par la suite, plusieurs fois, au cours de mon parcours, j’ai failli tout plaquer pour devenir monitrice. Mais quelque chose m’en a toujours empêché.

Une de mes premières inquiétudes était la peur de me dégoûter. Ce n’est un secret pour personne, travailler dans ce milieu est dur. D’ailleurs, ce n’est pas juste un métier, c’est un mode de vie. En travaillant dans ce milieu, notamment en tant que moniteur, on fait le choix de travailler avec « de la matière vivante ». On a la responsabilité d’êtres vivants, de leur bien-être. On est tributaire de leur rythme de vie. Non, on ne quitte pas son poste à 18h parce que la journée est finie, il faut les nourrir. Oui, on va annuler des soirées parce qu’un cheval est malade et qu’il faut s’en occuper. Pas d’horaires fixes, pas d’heures supp’, pas de we complets. C’est un travail physique, souvent ingrat. On ne compte pas ses heures et on est un peu payé au lance-pierre, il faut l’avouer. En tout cas, en début de carrière. C’est une chose d’en avoir conscience, une autre de l’encaisser.

Déjà, je n’étais pas sûre de tenir le coup physiquement. Je suis assez résistante mais après 5 hivers ? Et dans 10 ans, 20 ans ?

Et puis, pour être transparente, l’aspect financier a été un vrai frein. Ca fait des années que je survis financièrement à enchaîner les petits jobs et les périodes de chômage. Et je ne veux pas passer toute ma vie à compter, à vivre dans la crainte du découvert ou à m’empêcher de vivre certaines choses (sorties, voyages…) parce que je n’en ai pas les moyens.

L’envers du décor

La seconde est le fait de passer dans l’envers du décor. Aujourd’hui, je suis cavalière de club, cavalière de compétition. Si je décide de sauter le pas, il est fort probable que je fasse mon BPJEPS dans mon club. Est-ce que je serai capable de voir mes relations avec mes camarades, mon coach changer ? De voir ma jument de concours montée par d’autres?  De ne plus la monter ? De plus sortir en concours avec les autres? De ne plus faire les championnats de France ? J’ai des doutes sur le sujet…

Et mes projets futurs, acheter un cheval, continuer de sortir en concours… Est-ce que j’aurai le temps, les moyens de le faire ? Rien n’est moins sur !

Le problème quand on a une passion et qu’on veut en vivre, en faire son métier, c’est qu’on n’a pas toujours connaissance de la réalité. Et parfois, on peut tomber de haut !

La patience

Enfin, je me demande si j’aurai patience d’obtenir le type de poste dont je rêve. Dans mon idéal, je travaillerai les chevaux, je coacherai des cavaliers de concours (pas forcément au niveau des JO hein!). Dans l’idéal, ce qui me plaît le plus, c’est de faire travailler et évoluer le couple cheval -cavalier. Mais d’ici là, il me faudrait travailler en club, animer des cours pour les enfants, parfois très jeunes, apprendre à des débutants. Alors que moi, ce qui me plaît, c’est la technique, le travail du cheval, les soins à l’animal, la progression d’un couple.

Pour être honnête, je ne suis pas animatrice pour 2 sous ! C’est pas par hasard que je n’ai jamais passé mon BAFA alors que c’était le job étudiant idéal pour beaucoup !

J’ai fait des allers-retours entre l’envie de sauter le pas et le fait de continuer mon bonhomme de chemin ces dernières années. Et puis, petit à petit, certaines choses ont pris forme. Tout d’abord, ma reconversion, ce choix de faire enfin ce que je veux et me tourner vers la communication digitale. Puis mon 1er poste dans une startup dans le milieu du cheval. Et après quelques déboires, la décision de me mettre à mon compte.

Alors j’ai encore beaucoup de chemin pour vivre de mon activité. Ma situation est encore un peu bancale. Mais je peux dire aujourd’hui que je vis de ma passion, que j’ai créé mon métier et que j’y ai mis tout ce qui me faisait vibrer dedans !

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1 comment

  • Tu sais quoi, je lisais ton article pout trouver une réponse à cette même question qui me tourmente… Je suis sûre qu’il y a pleins de métiers dans les chevaux dont on a même pas idée! Mais on nous montre que moniteur, véto et maréchal ferrand.. Je trouve ça triste et décourageant.. Sans compter que, pour mon cas, même ma famille me décourage à sauter le pas… Raison de PAYE, travail trop dur, ‘et qu’est ce que tu vas faire quand t’en pourra plus?’… Si tu trouve réponse a cette question, s’il te plait, appelle moi ! 🙁

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