Faceponey, quand les Poneys envahissent Facebook

Equitation, cavliers et réseaux sociaux
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Faceponey, quand les Poneys envahissent Facebook

A l’origine sur les skyblogs, puis sur Facebook et enfin aujourd’hui sur Instagram, la communauté des cavaliers a su s’adapter et s’approprier les codes d’internet pour casser les frontières et partager sa passion.

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Cet article est, à la base, le premier ou le deuxième que j’ai écrit sur ce blog. Autant dire qu’il date ! Je tenais à la mettre au goût du jour, déjà parce que les Faceponey sont aujourd’hui dépassés (au profit des Instaponey) mais aussi revenir avec un peu plus de recul sur l’impact que peut avoir le digital dans nos vie de cavalier.

L’époque des skyblogs

Lorsque j’ai débuté l’équitation, il y a un moment déjà (12 ans, n’ayons pas peur des chiffres), la mode était aux célèbres skyblog.

Equitation, la communauté cavalière a commencé à se regrouper sur les skyblogs
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Pour être totalement transparente, j’étais déjà familière de la plateforme (le journal intime en ligne, à base de citations à haute teneur en philosophie, de polices d’écriture et fautes d’orthographe qui font pleurer les larmes de sang et autres montages dont la portée artistique n’a jamais réellement pu être saisie). J’avais déjà eu plusieurs blogs et étant complètement surexcitée de ma mise à l’étrier au point de vouloir le crier sur tous les toits, il était naturel que j’ouvre à mon tour mon skyblog.

Je dois dire que je me suis éclatée sur ce blog. Je partageais mes séances. J’étais sans cesse à la recherche du design le plus esthétique possible. C’est là que j’ai commencé à m’intéresser à la photo, à sa retouche. J’ai également commencé à réfléchir à la mise en page de mes textes. Et j’étais aussi très au point sur ce qu’on appelle l’engagement aujourd’hui à savoir la recherche de l’interaction avec les autres : likes, commentaires, aller chez le voisin pour se faire connaître, découvrir de nouveaux blogs… Des choses qu’on a, j’ai l’impression, perdu ces derniers temps. Mais ceci est encore un autre sujet.

C’est comme ça que j’ai découvert certains blogs, des histoires que l’on peut suivre encore aujourd’hui comme celle de Cassandre de Rêve Compulsif.

L’évolution des Faceponey

Petit à petit, je ne sais pas comment ni à quel moment, nous avons commencé à migrer sur Facebook. Outre les groupes de vente de matériel (oui, il y a eu un temps avec Preppy Sport !), de nombreuses pages ont commencé à émerger. Des cavaliers qui souhaitaient partager leur histoire avec leur cheval. Le format « journal de bord » était encore très présent. Mais, dorénavant, on voyait également émerger de belles photos, des citations, des réflexions, des questionnements

Je ne pouvais pas ne pas tester, moi aussi, ce format. C’est ainsi que j’ai ouvert ma page, à mon tour. Je souhaitais partager mon histoire avec celle qui était ma jument de coeur à ce moment-là. Nos dernières sorties en concours, son départ à la retraite.

Mais c’est quelque chose dont je me suis vite lassée. Je ne saurai pas dire pourquoi. Je trouvais ça plus froid mais surtout je trouvais que c’était moins personnel. On était très vite bloqué que ce soit dans l’apparence que l’on pouvait donner à sa page comme dans le partage. Bien sûr qu’on pouvait autant partager que sur les skyblogs, c’est d’ailleurs le propre d’un réseau social. Mais je ne sais pas, je me sentais à l’étroit. J’ai donc vite supprimé ma page et j’ai suivi celles qui me plaisaient en silence.

Equitation, la communauté cavalière se retrouve sur Facebook
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L’invasion des Instaponey

Enfin, on arrive à aujourd’hui et à l’avènement d’Instagram. Bye-bye Facebook, sur lequel on ne retrouve plus que les pages de marques et d’entreprises qui sont utilisées comme de simples relais de leur activité.

J’ai déjà parlé de manière très factuelle du développement de la communauté de cavaliers sur les réseaux sociaux et de l’émergence du marketing d’influence dans cet article. Là, je souhaiterai partager mon ressenti plus personnel vis à vis de tout ça.

Les débuts d’Instagram

Comme pour Facebook et Pinterest, j’ai été très tôt sur Instagram. Au départ, comme tout le monde, je partageais des clichés random de la vie quotidienne. Très vite, j’en suis venue à surtout partager sur ma vie équestre (j’ai toujours eu du mal, et encore aujourd’hui, à partager des choses trop privées). J’avais perdu l’aspect « journal de bord » qui nous suivait depuis les skyblogs. Là, c’était des clichés à l’instant T, sans forcément de description, seulement quelques hashtags.

Equitation, cavaliers sur les réseaux sociaux
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La professionnalisation des comptes

Petit à petit, on a vu les comptes se professionnaliser. Des photos de plus en plus pro, la retouche des photos s’est faite plus pointue. On a commencé à réfléchir à l’horaire du post pour avoir plus d’impact. Je passerai sur les pratiques peu reluisantes pour gonfler son nombre d’abonnés (follow fo follow, follow/unfollow, achats…). Mais on est tombé dans une véritable course à la popularité.

Et maintenant ?

C’est ce qui me freine réellement aujourd’hui à être plus présente et à plus m’investir dans ce réseau que pourtant j’adore. Entre les campagnes d’ambassadeurs qui fonctionnent justement à qui a le plus gros chiffre, les comptes lissés, aseptisés et ceux qui veulent faire comme leurs idoles au point d’en oublier l’essence même de notre sport/passion, je suis refroidie.

Alors ce n’était absolument pas là où je pensais que cet article me conduirait mais tant pis, ça rejoint une réflexion que je me fais depuis quelques temps : comment me servir de mon compte Instagram ? J’aimerai, certes m’en servir comme support dans mon activité pro, mais j’aimerai également lui donner un tournant plus personnel (dans le contexte équestre bien entendu). Je reproche à beaucoup de comptes de justement manquer de spontanéité et d’authenticité.


Je suis assez surprise de la tournure qu’à pris cet article. Au départ, il s’agissait simplement de dépoussiérer un vieil article afin de le remettre au goût du jour et au final, sans m’en rendre compte, j’ai tout recommencé et je suis maintenant devant un tout nouvel article.

J’ose espérer avoir été claire dans la retranscription de ma pensée.

Je serai curieuse de savoir si toi aussi tu as eu un skyblog ? A moins que ce soit une page Facebook ? Dis-moi tout !

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Ce blog, c’est avant tout un joyeux mélange de passions, celle du cheval et celle de l’écriture, de curiosité et partage. Un grand patchwork de réflexions, découvertes, interrogations, recherches et autres apprentissages. En espérant que vous vous y sentirez bien et qu’à défaut de vous apprendre quelque chose, je vous aurai fait passer un bon moment ! 🦄

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