| ENTRETIEN | Racer Gloves w/Andy Chansel – part.1


Côté Shopping, Portraits / mardi, juillet 23rd, 2019

📸 Marie Sapin by Andy Chansel for Racer Gloves

Vous l’avez sûrement connu aux commandes de la communication de CWD, vous l’avez sûrement suivi dans son nouveau projet, Racer Gloves section Equitation.

J’ai toujours été très admirative du travail d’Andy et j’ai voulu en savoir plus sur sa nouvelle aventure, pourquoi, comment, tout quoi ! Et il a eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions.


On t’a connu As de la com’ chez CWD. Comment s’est opéré ce changement ? Pourquoi ?

Extrait de la story à la Une « RACER » du compte Insta d’Andy

Cela faisait trois ans que j’étais en poste chez CWD. J’adorais ce que je faisais, mais je commençais un peu à tourner en rond. J’avais envie d’apprendre de nouvelles choses, envie de challenge, de me confronter à de nouvelles contraintes. Je souhaitais partir m’installer à l’étranger, ou alors changer un peu de métier. RACER est venu me proposer une nouvelle aventure, très tentante, qui correspondait parfaitement à mes envies. A ce moment-là, CWD n’avait rien à me proposer, donc mon choix s’est très rapidement fait.

Peux-tu nous raconter un peu l’histoire de Racer et de l’intégration de la gamme pour les cavaliers il y a peu ?

RACER est une marque qui a presque cent ans, donc il y a une histoire et un héritage très riches. Née en 1927 à Vendôme, la marque proposait des gants pour les sports d’extérieur. A l’époque, il y avait déjà un gant d’équitation ! Il côtoyait des gants de golf, de ski, de vélo, de conduite, nautiques… Quelques années plus tard, les dirigeants ont décidé de se concentrer sur le ski. En 1968, lors des Jeux Olympiques de Grenoble, les équipes de France et d’Autriche de ski étaient d’ailleurs équipées en Racer. Deux années plus tard, la première collection moto a été lancée. En 2015, la première collection de gants de vélo a vu le jour. Et enfin, en 2019, nous avons décidé d’ouvrir notre savoir-faire à de nouvelles exigences, celles des cavaliers ! Il y avait un vrai manque sur le marché. En tant que cavalier, j’achetais mes gants plus par dépit que par envie. Il y avait plein de choses qui n’allaient pas, j’en étais conscient, mais je ne trouvais pas mieux donc je m’en contentais. Alors quand on m’a proposé ce projet, j’ai tout de suite accroché. J’y croyais vraiment.

Extrait de la story à la Une « RACER » du compte Insta d’Andy

Tu l’as mentionné dans tes stories, tu as dû te former sur des sujets dont tu ignorais tout. Lesquels et comment ça s’est passé ?

Complètement ! Cela n’a pas été la partie la plus facile, mais certainement la plus enrichissante. Venant du marketing et de la communication, j’ignorais complètement les contraintes de la couture. J’ai donc dû retrousser mes manches, m’assoir auprès d’une couturière, et apprendre ! J’ai d’abord construit ma gamme en fonction des besoins que j’avais ressentis en étant cavalier. Je savais que je voulais un gant comme cela, un autre comme ceci, etc. Une fois que j’avais établi les fiches d’identité de mes gants, j’ai dû passer au dessin, au design, au look. C’était génial de pouvoir donner vie à ses envies ! Mais les dessins ne sont pas tous réalisables, car il faut que les gants puissent répondre aux différentes contraintes techniques, de production et de faisabilité. Notamment au niveau des coutures, de l’association des différents textiles, de fils, d’assemblage. Tout cela était vraiment nouveau pour moi car je n’avais que mon expérience de consommateur, à savoir ce que j’aimais ou ce que je n’aimais pas.

Qu’est-ce qui a été le plus dur à apprendre ?

L’étape la plus compliquée a sans doute été le patronnage : Une fois le gant dessiné sur l’ordinateur, il faut en faire le patron : tous les morceaux de tissus découpés qui seront ensuite assemblés. Il m’a donc fallu dessiner, tracer sur les différents tissus, découper et assembler tous ces morceaux ! Dit comme cela, ça semble facile ! Mais le gant est un produit très technique, il y a une quinzaine de pièces au total. Le niveau de précision est de l’ordre du demi-millimètre.

Quel a été le modèle le plus complexe à créer ? Les besoins de cavalier les plus délicats à cerner ?

Le gant d’équitation est un produit très complexe car il demande deux choses qui sont essentielles mais antinomiques : la finesse et la résistance. Nous avons besoin d’un gant très fin et très proche de la main afin de pouvoir sentir le contact et pouvoir être précis. Mais les nombreux mouvements de doigts et de mains créent des frictions et des frottements, qui usent le tissu rapidement. Plus un tissu est fin, plus vite il s’use. C’est logique. Donc tous les modèles bénéficient d’une longue recherche quant aux matériaux utilisés, qui ont tous été testés en laboratoires puis testés à l’usage par des cavaliers professionnels qui montent plusieurs chevaux par jour. Le gant Projection a été complexe, car c’est un gant de polo, une discipline que je ne pratique pas du tout et de laquelle je suis assez éloigné. Les besoins des joueurs de polo sont différents, je me suis donc rapproché du Polo Club de Chantilly afin de comprendre leur problématique et essayer d’y répondre au mieux. J’ai également choisi d’apporter une protection supplémentaire pour que les joueurs ne soient pas blessés avec les coups de maillets par exemple, ce qui rend le gant très technique.


Vous voulez en savoir ? Alors je vous embarque dès demain avec la suite de cet entretien qu’Andy a su rendre passionnant !

Je vous laisse patienter avec les réseaux de la marque mais surtout avec le site sur lequel vous pouvez d’ores et déjà commander votre modèle favoris !

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