| ENTRETIEN | Académie Delaveau – Part.1


Haut Niveau, Portraits / dimanche, juillet 14th, 2019

📸 Jump Inside – Poéiti d’Arbigny & Marie-Juliette Michel

Je sais, l’année scolaire vient à peine de se terminer qu’on parle déjà de scolarité, cours…. Mais d’une, il n’est jamais trop tôt pour préparer la rentrée (oui, c’est ma période préférée de l’année si vous vous posez la question) et de deux, on ne va pas parler de n’importe quelle école mais d’une académie bien particulière comme vous l’avez vu dans le titre.

Comment j’ai découvert l’Académie ? Tout simplement, d’abord dans mon explore Instagram puis dans des articles comme dans Grand Prix. J’avoue avoir tout de suite été intriguée par le concept.

Pendant longtemps, devenir cavalier pro, sauf exception (je pense notamment à Pénélope Leprévost) passait par avoir une famille de cavaliers/éleveurs.

Alors quand j’ai eu l’opportunité d’en savoir plus sur cette initiative qui promet bousculer ces schémas traditionnels et ancestraux, j’ai sauté sur l’occasion. Bon, il est un peu tard pour moi pour faire ce choix de carrière mais il y a peut-être de futurs grands cavaliers parmi vous !

Sabrine Delaveau, à l’origine de l’Académie mais aussi auteure et femme du triple vice-Champion du monde Patrice Delaveau, a gentiment accepté de répondre à mes nombreuses questions.


Le Projet

Comment est né le projet de l’académie ?

C’est un projet qui a mûri dans ma tête progressivement. D’abord, car j’ai eu la chance de voir arriver au plus haut niveau des cavaliers comme Kevin Staut, Pénélope Leprevost ou encore Simon Delestre, chacun avec un  cursus complètement différent et depuis que j’accompagne ma fille Valentine sur le circuit des jeunes, j’ai vu beaucoup d’enfants se déscolariser afin de monter à cheval à haut niveau car les écoles n’étaient pas capables de répondre à cette problématique de savoir concilier sport et études. L’idée a ainsi fait son chemin dans ma tête : mettre en place une structure qui permet de concilier l’école et la pratique du sport de manière quotidienne, mais en apportant un enseignement complémentaire axé vers le haut niveau, à travers des modules réguliers de préparation physique, mentale, media training. Etre entouré des meilleurs dans chaque domaine pour pousser chaque académicien au plus haut de ses capacités.

Pour répondre à quelles problématiques ?

La problématique à laquelle ne répond pas l’enseignement classique ! Beaucoup d’écoles refusent les absences liées à la pratique du sport, qui n’est pas considérée comme une absence recevable. Beaucoup de familles sont donc obligées d’opter pour l’enseignement à distance puisqu’aucun établissement ne répond à leur demande. Les enfants ont l’impression de continuer l’école à travers le CNED mais c’est très difficile de travailler par correspondance. Au-delà de l’aspect pédagogique, l’école est aussi pour tous ces jeunes un processus de construction sociale indispensable. L’école est donc véritablement incontournable, et l’Académie la lie très fortement à son projet d’amener les enfants vers le haut niveau. Le double projet sportif et scolaire est vraiment notre leat motiv, nous serons aussi exigeants sur la partie scolaire que sur la partie sportive.

Patrice est conseiller technique de l’Académie. Il sera aussi intervenant régulier auprès des jeunes académiciens. Il collabore déjà étroitement avec Claude Castex depuis plus de trois ans car Claude s’occupe de notre fille Valentine sur le circuit des jeunes. Patrice sera donc un soutien régulier pour Claude dans l’évolution équestre des jeunes et les fera profiter de son expérience.

Quelle serait l’évolution idéale de l’académie (nombre d’élèves, de classes) ?

L’organisation idéale était de démarrer le projet avec peu d’élèves, moins de dix cette année. Cela permettra une mise en route fluide de l’Académie. Une année de lancement est toujours un peu complexe. La gestion de peu d’élèves est donc forcément plus simple, d’autant qu’il va falloir gérer les week-ends de compétitions, entre poneys et chevaux. Certaines questions se posent encore et les réponses seront apportées lors de cette première année de démarrage. Tous les voyants sont au vert mais nous avançons par étape, toujours dans l’optique d’apporter le meilleur au niveau scolaire et sportif à nos académiciens. L’évolution idéal nous amènerait à augmenter progressivement le nombre d’élèves pour atteindre un fond de roulement qui tournerait entre dix et quinze élèves.

Lorsque l’on se renseigne sur l’académie, on comprend que l’idée est d’apporter aux jeunes cavaliers la possibilité d’une scolarité adaptée. Mais ne pourrait-elle pas être un tremplin pour des cavaliers qui n’ont pas forcément les infrastructures, les coachs… afin de leur permettre d’atteindre le haut niveau ?

Oui bien évidemment, cette école répond à une multitude de profils. L’école est la base, le double projet sportif et scolaire est le socle, mais le fait de disposer derrière d’un coach de haut niveau, d’infrastructures comme celles du Pôle International du Cheval et des intervenants réguliers de l’Académie doivent permettre à des jeunes talentueux de se former de la meilleure manière en vue du haut niveau.


Et voilà pour la première partie de cette interview. Comme je le disais, j’ai posé vraiment un nombre certain de questions à Sabrine et ne voulant pas vous perdre dans une lecture trop longue, je préfère scinder le sujet en 2.

La prochaine fois, nous aborderons plus en détails le cursus offert par l’Académie Delaveau et l’organisation scolaire-équestre.

D’ici là, je vous laisse les liens de l’Académie si vous souhaitez en savoir encore plus et tenter l’expérience ! Je vous conseille particulièrement le blog sur le site qui apporte énormément d’informations et de tips.

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A très vite pour la suite !

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