{TIPS} La préparation mentale

Photo by Noelle Floyd

Les championnats de France Club à Lamotte approchent à grands pas puisque je pars vendredi. Alors, oui, j’ai conscience que ce ne sont pas les Jeux Olympiques, mais il n’empêche que je suis stressée. Eh oui, je suis de nature angoissée. Et si j’arrive mieux à gérer en concours, il n’empêche que je me mets énormément la pression pour cette échéance. Mais j’y travaille ! D’où l’article du jour au sujet de la préparation mentale.

La préparation mentale en quelques mots

Une définition que j’aime bien est celle de  J. Fournier, la préparation mentale se définit comme la «préparation à la compétition par un apprentissage d’habiletés mentales et d’habiletés cognitives, et dont le but principal est d’optimiser la performance personnelle de l’athlète tout en promouvant le plaisir de la pratique et en favorisant l’atteinte de l’autonomie ».

Dans quel but utiliser la préparation mentale?

– Développer l’ensemble des habiletés mentales
– Gérer le stress
– Augmenter la confiance en soi
– Se fixer des objectifs difficiles mais réalistes
– Développer la motivation
– Optimiser la concentration

En améliorant sa confiance en soi et sa concentration, on influe forcément sur sa performance sportive. La préparation mentale peut consister à répondre à un diagnostic précis : exemple « difficulté de gestion du stress » ou alors à développer et améliorer l’ensemble des habiletés mentales.

Ce qui ressort de toutes mes recherches, c’est que quelque soit le sport, la démarche reste la même. La méthode n’est donc pas propre à la pratique de l’équitation. Footballeur (pour rester dans l’actualité), cavalier ou même gymnaste, l’objectif est de se créer les conditions optimales pour sa performance. De même, pas de différence qu’on soit pro ou juste amateur. Il y a malgré tout une distinction à faire entre l’équitation et les autres sports, c’est la relation avec l’animal. Et cette relation peut être un vecteur positif comme négatif dans notre préparation mentale. N’oublions pas qu’il ressent toutes nos émotions, une raison de plus pour apprendre à les maîtriser !

Quelques astuces

Une méthode que j’ai testé et qui me plaît bien, c’est celle de Juliette Marret de Touch & Sport. Cavalière de CCE, elle connaît les exigeances de notre sport et apporte donc des réponses adaptées. Je vous invite donc à aller visiter son site pour en savoir plus.

Une astuce qui est intéressante, même si j’ai encore du mal à l’appliquer à mon cas, est celle d’Alexander Zetterman : il conseille de mettre par écrit ce que l’on prévoit de faire comme performance, comment on souhaite se comporter que ça soit dans une situation de réussite comme d’échec, l’attitude que l’on souhaite avoir… planifier sa réaction si on se trouve face à un imprévu. Bref, prévoir tous les scénarii possibles afin d’être paré à toute éventualité et donc s’apaiser moralement. Vu le parcours du garçon, ça m’a l’air de lui réussir !

Un autre conseil, celui de Cédric Triolet (instructeur FEI de son état) : il conseille de visualiser une balle de tennis, dans tous ses détails. Une fois qu’on a l’image bien en tête, on se chronomètre. Il faut le faire le plus régulièrement possible. Petit à petit, on maintient notre image mentale de la balle de tennis de plus en plus longtemps. Cela favorise notre concentration et notre capacité à se créer une « bulle » avant d’entrer en piste par exemple.

Comment j’ai préparé mes championnats

J’ai commencé par me remettre au sport, je veux dire en dehors de ma pratique équestre. J’ai toujours été quelqu’un de très sportif. Mais depuis 2 ans, je me suis réfugiée dans le boulot. Je me suis complètement laissée aller. Je montais quasiment plus et je grignotais beaucoup. Ca a fait quelques dégâts. Je me suis démusclée et j’ai perdu en endurance. Résultat, quand j’ai repris les concours en début de saison, c’était pas joli-joli… Incapable de tenir mon dos, je m’écroulais à chaque abord et réception (merci gentil cheval) et je vous laisse imaginer mon état en sortie de parcours…

Alors depuis quelques temps, j’ai décidé de me bouger. Je marche beaucoup, en forêt à côté de chez moi, dans Paris à côté de mon boulot. Je me suis aussi mise à la corde à sauté, pas mal du tout pour travailler le cardio et se tonifier. En supplément, je fais quelques exercices de fitness chez moi plusieurs fois par semaine.

J’aimerai réussir à me caser des séances de yoga. J’ai pas de gros soucis de dos mais étant tout le temps stressée, je me crée des tensions souvent douloureuses. Et en tant qu’ancienne danseuse, je voudrai continuer à travailler ma souplesse.

La reprise du sport m’a permis de m’apaiser en partie. Je me défoule, je me sens mieux dans mon corps et je suis plus à l’aise en selle.

J’ai encore du mal à dompter mon mental. Je doute tout le temps. Est-ce que j’en suis capable ? Est-ce que je suis à la hauteur ? Et si je me plantais et que ça avait des conséquences sur ma jument ? Et si je la gâchais ? Alors j’essaie de me rappeler de toutes mes réussites (parce que oui, il y en a quand même quelques unes), du chemin parcouru ensemble, de ce que je sais faire, des éventuelles difficultés que je pourrai rencontrer et les solutions qui s’offrent à moi.

De nombreux pro conseillent de se projeter et de s’imaginer réussir mais ça ne me convient pas parce que ça me met encore plus de pression. Le problème, c’est que je ne me donne pas le droit à l’erreur, je suis très exigeante envers moi-même alors si je commence à m’imaginer en situation de réussite, ça serait encore pire.


Alors voilà un peu où j’en suis de mes réflexions sur le sujet. Je sais que j’ai encore beaucoup de chemin à faire pour dompter mon esprit.

Et vous alors, pratiquez-vous la préparation mentale ? Etes-vous stressés ? Comment se manifeste votre stress ?

Pinterest, la préparation mentale

 

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