Ne Pas Avoir Peur de Tomber

Quand on commence à monter à cheval, si il y a une chose que l’on craint, c’est bien la chute.

Source: Pourquoi J’aime Le CSO

L’animal est impressionnant, il est grand, fort. On fait pas le poids.

Un jour, j’ai entendu ou lu, je ne sais plus, que si on était jamais tombé de cheval c’est qu’on ne montait pas assez.

Jusque là, j’étais fière de n’être jamais tombée ( je montais peu à l’époque, juste pendant les vacances ). Mais j’ai compris que la chute faisait parti de l’apprentissage.

Il y a une chose en laquelle je crois, c’est qu’on apprend plus de ses erreurs que de ses victoires. Les chutes sont donc forcément formatrices.

Et des pelles, je m’en suis prise un paquet. En parlant de ça, je suis justement tombée pas plus tard que dimanche dernier, c’est dire.

Au départ, je me faisais mal. Je stressais tellement de tomber que j’étais très tendue et c’est là que je me faisais le plus mal. Contractures, bleus, nerfs coincés. Que du bonheur ! Une fois je suis même tombée à m’en faire perdre la mémoire et à en oublier ce que je faisais là. Mais quoi qu’il arrivais, je remontais pour ne pas laisser se développer la peur.

J’ai fait un gros travail sur moi-même. J’ai accepté le fait que tomber faisait parti du jeu.

Quand je me retrouve en situation de chute, je ne lutte pas. Je me laisse tomber si il faut. C’est moins dangereux pour mon cheval comme pour moi. Une fois, j’ai vu une cavalière qui voulait tellement pas tomber qu’elle a persisté à s’accrocher à l’encolure de son cheval. Résultat, elle a fait comme une prise de karaté à son cheval qui est tombé et elle même s’est fait mal.

Depuis que j’accepte le fait de tomber, je tombe peut être plus souvent et encore c’est pas dit, surtout qu’avec l’expérience, ma technique s’améliore et je me retrouve moins souvent en situation délicate. Mais ce qui est sûr c’est qu’à moins de tomber sur un chandelier, un plot ou une barre, je ne me fais pas mal. Je me relève et remonte. Quelques étirements le soir avant de me coucher pour éviter d’être trop courbatue le lendemain et c’est reparti.

Pourquoi je vous raconte ma vie comme ça ? Tout simplement pour essayé de faire passer un message, celui de ne pas laisser la peur de quelque chose, la chute en l’occurrence, nous empêcher de faire ce qu’on aime. Car souvent la peur de cette chose a des conséquences bien pire que la chose elle même.

Alors bien sûr il y a des chutes graves, les accidents ça arrive. Mais comme ça peut arriver en traversant la rue.

Ne vous laisser pas handicaper par la peur de tomber. Si vous n’êtes pas encore tombé, vous tomberez. Comme vous êtes tombé en apprenant à marcher ou en apprenant à faire du vélo.

Par contre, petit disclaimer malgré tout, ce n’est pas parce que vous n’avez pas peur qu’il faut vous mettre en situation dangereuse, en montant sans bombe par exemple. On ne sait jamais. Même si vous connaissez votre cheval par coeur. Si la bombe est obligatoire, c’est pour une raison.

N’hésitez pas également à porter un gilet de protection si ça peut vous rassurer. Parfois il suffit d’une petite chose pour être tranquille psychologiquement. Surtout que les technologies ont bien évoluées et qu’on en trouve maintenant des très confortables qu’on ne sent presque pas, bien loin de certains qui font presque penser à une armure !

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