Le Cheval & l’Hiver

Je reviens avec un nouvel article, particulièrement dans l’air du temps.

L’automne est bien entamée et les températures ont chuté d’un coup. Je suis sûre que je ne suis pas la seule à avoir sorti la doudoune, préparé mes boots fourrées pour aller à l’écurie. Bref, tout l’attirail pour affronter le froid polaire est affuté. Mais cela fera l’objet d’un prochain article sur l’hiver des cavaliers 😉

Pour le moment concentrons nous sur un point de vue équin.

On a froid, on a la flemme, on n’a pas envie de sortir, on veut hiberner. Mais eux, comment vivent-ils cette période ? Et surtout comment pouvons nous les aider à la traverser de la meilleure manière possible ?

 

 

Comme pour nous, affronter le froid demande beaucoup d’énergie au cheval. Nous pouvons faire en sorte de l’aider.

Au pré ou au box ?

La réponse à cette question dépend de plusieurs critères. Déjà, on n’a pas toujours le choix. Tout le monde n’a pas des écuries à proximité ou les moyens. Après certains chevaux vivent très bien l’hiver au pré. d’ailleurs, ils peuvent très bien vivre mieux au pré tout court. Cependant, certains chevaux ne sont pas capables d’affronter cette saison en vivant H24 à l’extérieur. Il est donc nécessaire d’en avoir conscience. Un vieux cheval ou un cheval à la santé fragile devra donc être préservé de la rudesse du climat. Il faut donc savoir écouter son cheval, le surveiller et bien sûr s’entourer de professionnels qui sauront vous aiguiller. Il faut aussi prévoir l’éventualité qu’un cheval peut bien commencer le début de la mauvaise saison mais ne pas réussir à encaisser toute sa durée. Il faut donc pouvoir s’adapter.

Ai-je besoin de préciser que même si le cheval doit vivre l’hiver au box il a malgré tout besoin de sortir tous les jours ? 😉

L’alimentation

On est d’accord. L’alimentation dépend de la morphologie du cheval, de son travail, de son mode de vie. Bref, de tout un tas de petits détails que seuls vous pouvez connaître à propos de votre cheval. Je ne vais donc pas vous dire de lui donner telle quantité ou tel aliment.

Le cheval doit être capable de maintenir un équilibre entre sa perte et sa production de chaleur corporelle.

L’important est donc que le cheval soit suffisamment nourri pour avoir la couche de graisse nécessaire à affronter les températures rudes de l’hiver en plus de son poil fourni.

Certains chevaux ont donc parfois besoin d’un changement d’alimentation avant l’hiver et/où pendant pour favoriser une prise de poids et la conversation de ce dernier tout au long de la saison.

Il peut également être nécessaire d’augmenter la quantité de foin. Outre ses qualité énergétique et même si le cheval est nourrit en plus, le foin produit de la chaleur lors du processus de digestion ce qui aide le cheval à maintenir une température interne correcte dans ces conditions.

Couvert ou non ?

Là encore, c’est en fonction de chacun. Certains chevaux développent un poil d’hiver impressionnant et surtout suffisant. Cela dépend de sa race, de son mode de vie ( s’il a déjà passé l’hiver dehors ou non, s’il a déjà été tondu… ). De plus, comme nous, ils peuvent être frileux. D’où la nécessité de l’écouter, de l’observer, de bien connaître son cheval.

Astuce: Comment savoir si son cheval à froid ? Il suffit de toucher la base des oreilles. Si elles sont froides, c’est qu’il se les caille !

 

 

 

Il peut être bien d’augmenter progressivement l’épaisseur de la couverture en fonction de l’avancé dans l’hiver. Une bonne idée pour que le cheval s’adapte physiquement à la rudesse de climat. Si on le couvre trop, trop vite, il sera compliqué pour lui de lutter quand il fera vraiment très froid. Ca sera comme s’il n’était pas couvert.

Attention également à garder la couverture « propre ». Une couverture mouillée, même humide peut s’avérer être pire que si le cheval n’était pas couvert

Il peut également être nécessaire d’avoir un abri dans le pré. Les chevaux peuvent ainsi s’y réfugier pour se couper du vent ou se protéger de la pluie ou de la neige.

Les soins

Attention aux chevaux ferrés ! Les fers maintiennent des tas de neige ou de sols gelés sous le sabot ce qui fait perdre l’adhérence du pied au sol ou même provoque des blessures ( contusions de la sole, formation d’abcés, blessure tendineuse ou ligamentaire ). C’est le moment de ne pas être radin sur la graisse. Avec le froid, la fourchette et les glomes peuvent se retrouver fortement fragilisés par le froid.

Le pansage devient particulièrement crucial. Outre son utilité pour déceler les éventuels bobos, il est nécessaire de bien surveiller l’apparition d’une gale de boue. L’hiver étant un terrain particulièrement propice à son développement.

Le cheval, de par son passé d’animal sauvage, est fait pour vivre dehors et pour affronter des hivers bien rudes. Cependant, avec l’évolution de notre pratique de l’équitation, le développement des races et la parfois surprotection dont nous faisons preuve à leur égard, il peut parfois être nécessaire de faire quelques aménagements afin de leur permettre de traverser cette période dans les meilleures conditions possibles.

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