{ LAMOTTE } Mon bilan 2018

Me voilà donc de retour après 10 jours de dur labeur dans la capital de la tarte Tatin, Lamotte Beuvron. Le clap de fin des championnats de France Club 2018 a retenti et en attendant de rattaquer la saison à la rentrée de septembre, je pensais judicieux de venir faire ici un bilan de cette édition 2018.

Equestrement parlant

Si je mets beaucoup de mes réflexions et que je me sers de mon vécu pour écrire mes articles, il reste rare les fois où je vous raconte véritablement ma vie. Mais c’est bien le but de cet article.

Ces championnats avaient une saveur particulière pour moi. Après 3 ans de travail acharné avec la jument que j’ai au travail, 3 ans de doutes, de réussites, d’échecs, de remise en question, je voyais les championnats comme une sorte d’examen. Un moyen pour moi de savoir où on en était.

Mon dragon

De mon point de vue (un professionnel verrait sûrement les choses autrement), elle reste une jument délicate. Beaucoup de sang et suffisamment de stress pour alimenter une ville entière en électricité. Je la vois un peu comme une cocotte minute qui monte en pression et peut exploser à tout moment. J’avais donc de grosses appréhensions quant à son comportement, surtout au moment du paddock (je pense qu’en terme de stress, je lui fais concurrence. Vous vous souvenez de cet article ? Illustration direct de « faites ce que je dis et pas ce que je fais !).

Et bien franchement, je m’étais préparé au pire et finalement, j’ai été agréablement surprise ! Alors oui, elle était chaude mais elle a bien su canaliser son stress. Si, en temps normal, elle a du mal à redescendre en pression, par exemple, après avoir galoper, elle ne fait que trottiner. Là j’ai pu marcher rênes longues en attendant de passer (ce qui est un vrai luxe, ça m’a permis moi-même de garder des forces pour mon tour, de me concentrer et de respirer). Ca paraît être basique, mais je vous assure que c’était quelque chose qui était loin d’être acquis. Le deuxième jour, elle était un peu plus stressée mais ça restait gérable.

En piste aussi, elle m’a impressionné. Elle a toujours été guerrière. Mais on rencontrait toujours des problèmes de gestion de la vitesse. Elle avait tendance à précipiter, à se jeter sur l’obstacle pour le fuir, à se défendre contre la main, il y avait toujours une part de combat (oui, dit comme ça, ça ne fait pas rêver). Là, elle était beaucoup plus calme. Oui, elle allait vite mais ne précipitait pas. Encore quelques défenses à la main (elle est très sensible de la bouche et je ne suis pas parfaite, il m’arrive de faire des fautes de main ou d’agir un peu vivement).

Il nous reste cependant deux soucis à régler (comme ça on part avec des objectifs pour l’année prochaine). Les tournants sont compliqués. Malgré mes aides, elle se déporte fortement quand je tourne ce qui fausse le tracé que j’ai pu reconnaître préalablement et nous fait perdre du temps. Les désaccords sur la foulée d’appel qui nous ont valu une barre chaque jour. Avant, elle partait de loin. Maintenant, elle se rapproche. Je manque encore un peu de métier pour lui demander clairement, précisément et au bout moment ma foulée et elle manque de métier pour comprendre chacune de mes demandes.

Quoi qu’il arrive, je vois ces championnats de manière très positive. Ca nous a permis de faire un bilan sur le travail déjà effectué et les étapes qu,il nous reste à franchir.

Névrosée, vous dites ?

Bon maintenant que l’on a débattu en long, en large et en travers sur mon petit monstre, il est tant de faire plaisir à l’égocentrique en moi.

Encore une fois, j’ai démontré que j’avais un gros problème de gestion du stress. Ces dernières années, j’avais réussi à mieux le maîtriser parce que j’avais un affect moindre avec les chevaux que je montais. Là, parce que c’était elle, je me suis mise une pression de dingue. Je voulais être à la hauteur, la mériter. J’ai doutais de moi, de ce que je savais faire. Avant de monter, j’étais paniquée, j’avais l’impression de plus être capable de rien.

Comme je ne savais pas à quoi m’attendre sur son comportement, le premier jour, j’ai été relativement passive. Peur de mal faire, peur de la gêner, peur de la planter, j’ai fait ma part du job mais pas plus.

Le lendemain, je me suis servie de mon stress pour me bouger un peu plus et je suis bien plus intervenue. Entre le premier et le deuxième jour, c’est le jour et la nuit.

Mais tout ça révèle que je suis encore trop instable quant à la gestion de mon stress et que j’ai encore beaucoup de travail à faire dessus. Autant je tiens très bien la pression que l’on peut me mettre autant celle que je me mets à moi-même est un véritable fardeau. Le manque de confiance en soi, quel boulet !

Lamotte, ce Koh Lanta perso

Outre le fait que l’on soit là pour monter à cheval, il y a aussi tous ces moments où l’on se retrouve sur ses bonnes vieilles jambes. Bon je vais pas épiloguer 107 ans car je vous en ai parlé ICI, LA ou encore LA.

Mais cette année, on peut dire que l’on a souffert… Dès le premier jour, la chaleur est montée crescendo jusqu’à atteindre 36 degrés certains jours (à savoir que si il fait 36, le ressenti est plus de l’ordre des 40 et quelques degrés).

Donc pour les futures années, il faudra penser à prévoir une bouteille style thermos pour que l’eau évite de bouillir sous la tente et reste buvable. Un pshitt pour s’arroser toute la journée. Des serviettes à imbiber d’eau pour les chevaux. Des débardeurs à bretelles fines et autres bustiers pour éviter de se retrouver avec un corps multicolore (heureusement, je pars pas en vacances cette année. Paye ta dégaine sur la plage).

Tout ça pour dire que les années passent et ne se ressemble pas. On apprend et on a hâte d’être à l’année prochaine pour mettre tout ça en pratique !

N’hésitez pas à me partager vos expériences lamottoises en commentaire !

Je partage rarement ici des photos de moi à cheval, réservant cela à Insta. Peur du regard des autres, peur d’être jugée, alors soyez indulgents.

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