{En Route pour Lamotte} Gérer le Stress (Bonus)

Je n’avais pas prévu de faire un épisode supplémentaire de cette série. Mais ce thème m’a paru d’une telle évidence ! D’ailleurs, je ne sais pas comment j’ai pu ne pas y avoir penser….

Eh oui, quel fléau que le stress !

Il est souvent à son comble à l’approche d’une telle échéance.

Et je sais de quoi je parle, je suis une grande stressée. Dans la vie de manière générale mais particulièrement au cheval. Bien que ça aille mieux ces dernières années.

Pour tout vous dire, je participe à la semaine club et je commence déjà à stresser.

Alors je propose de partager avec vous les petits trucs qui m’aident. Je vous préviens, ce n’est pas des solutions miracles. Simplement des petites choses qui me soulagent.

Donc comme je vous disais, on est à quelques semaines de mes épreuves et je commence déjà à stresser ( oui je sais, je suis grave 😉 )


Déjà, il est bon de réfléchir au pourquoi du comment de ce stress. On a tous nos raisons bien sûr. et les miennes ne seront pas forcément les vôtres.

En ce qui me concerne, je stresse parce que je me mets trop la pression. Je ne me donne pas le droit à l’erreur. C’est comme ça pour tout mais particulièrement à cheval parce que c’est vraiment mon domaine de prédilection. Alors je pense trop, je m’imagine ce qui pourrait se passer, le pire bien entendu. Et je finis par conclure que je n’y arriverai jamais, que j’ai pas le niveau, que je ne mérite pas ma jument et qu’elle ferait bien mieux avec un autre cavalier sur le dos. Oui, ça part très loin et je finis complètement découragée.

Vous savez comme moi que les chevaux ressentent tout et qu’en plus, notre stress se répercute dans nos actions en selle. Je vous laisse imaginer le bordel!

Alors voilà quelques petites choses qui pourraient vous aider jusqu’à la date fatidique.

Avant

éviter de trop penser

J’ai la fâcheuse habitude de laisser mon esprit vagabonder, un peu trop pour mon bien. Soit je m’imagine déjà sur la première marche du podium et là, c’est le drame. Je ne me donne pas le droit à l’erreur, je monte en pression et je perds mes moyens. Soit j’imagine le pire, une chute, 3 refus, des barres sur chaque obstacle. Et là, c’est encore pire. Je me sens nulle et complètement découragée. J’essaie donc de m’occuper au maximum l’esprit pour éviter de m’égarer.

bien préparer mes affaires

Un oubli, un filet qui casse. Ce sont des choses plus que contrariantes et qu’en plus on peut éviter. Je prépare donc mon sac minutieusement en faisant tout un tas de listes (mon côté maniaque). Je lave le textile, je graisse les cuirs et je prends tout en double, on sait jamais. Et puis ça peut toujours dépanner un coéquipier!

passer du temps avec son cheval

J’ai monté ma jument de championnats une bonne partie de l’année donc je la connais déjà pas trop mal. Mais là, je profite vraiment de ces semaines d’entraînement pour passer le plus de temps avec elle. Je vais souvent la voir, reste avec elle dans son boxe, lui parle, la douche, la brosse la caresse. L’idée est vraiment de créer une bulle pour nous deux, d’être sur la même longueur d’ondes.


La Veille

Là encore, j’ai besoin de me retrouver dans ma bulle. Alors je vais marcher le soir, seule, pour rejoindre les boxes, de la musique motivante dans les oreilles. Je vais à nouveau passer un moment avec ma jument, vérifier que tout va bien, préparer mes affaire, parfois re-graisser mes cuirs (ça me détend et m’aide à me mettre dans le truc), faire les pions si je passe le matin. Me vider la tête et me couper un peu du monde.


Le Jour J

Malgré les propositions de coup de main de mes camarades, j’aime préparer seule mon cheval. Ca fait parti du truc et ça m’aide à me préparer mentalement.

Je fais bien entendu la reco avec mon coach mais également seule. Il faut absolument que je connaisse mon parcours par coeur, l’éternelle peur d’oublier son parcours! Si j’ai le temps, je regarde quelques tours, ça me permet de me faire une idée sur le tour, si il est fluide, qu’il s’enchaîne bien, si il y a des difficultés que je n’aurai pas repéré à la reco.

Une fois à cheval, j’essaie de ne pas oublier de respirer. C’est une des conséquences du stress, on a tendance à se mettre en apnée!

Je ne parle pas du côté technique de la préparation parce que chacun bosse et bosse son cheval en fonction des méthodes de son coach, du cheval. Bref, chacun sa manière de faire et je n’ai pas la prétention de vouloir changer les méthodes de travail de chacun!

N’hésitez pas à partager les vôtres si vous en avez, dans les commentaires ou sur la page Facebook! 😉

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